prochaine étape: Cergy!



projet avec avec les élèves de 2nde de l’enseignement d’exploration
Arts visuels du lycée Alfred Kastler - Cergy


 L’enlèvement des lycéennes de Chibok, peinture acrylique sur toile (160 x 210 cm)


Le tableau sera présenté au Carreau de Cergy 
(3-4 Rue aux Herbes, 95000 Cergy),

du 15 au 26 juin 2016



le 21 mai 
pour la Nuit des musées

L’enlèvement des lycéennes de Chibok
d’après l’enlèvement des Sabines de Nicolas Poussin

était
au musée du Louvre
(salle Daru, aile Denon, en contrepoint du gigantesque tableau les Sabines de David.)








L’enlèvement des lycéennes de Chibok au musée du Louvre pour la nuit des musées, le samedi 21 mai 2016

Le 14 avril 2014, deux cent soixante-seize lycéennes étaient enlevées à Chibok, au Nigéria, par des hommes de Boko Haram, dans l’enceinte de leur lycée en pleine journée. Très peu ont pu s’échapper.
Comment permettre à des lycéens de s’exprimer face à une violence incompréhensible et intolérable qui, depuis les attentats de janvier 2015 et de novembre 2016, tend à s’installer au sein même de notre territoire ? Comment pointer le danger de banaliser une violence faite aux femmes, faite, plus généralement, à la laïcité et aux valeurs républicaines qui échafaudent notre société, faite à notre culture en général, en ne réagissant pas et en pratiquant l’indifférence ?
C’est face à l’urgence de libérer la parole de nos élèves, lycéens comme les lycéennes de Chibok, que Catherine Van den Steen, artiste plasticienne, et Aurélie Besnier, professeur de Lettres au lycée Alfred Kastler de Cergy, ayant à charge un enseignement d’exploration Arts Visuels à destination des élèves de seconde, ont décidé, soutenues par le proviseur du lycée Alfred Kastler, de monter à la rentrée 2015 un projet artistique et culturel qui invitait à « réagir devant l’inconcevable », contre l’oubli de ces quelque deux cents lycéennes nigérianes qui n’ont jamais été retrouvées et dont le destin est à tout jamais brisé et sacrifié sur l’autel de l’intolérance.
Après avoir été sensibilisés au thème de l’enlèvement dans l’histoire de l’art, et à l’importance de l’expression corporelle en arts plastiques, notamment dans le cadre d’un partenariat fructueux avec le musée du Louvre, après avoir été informés du contexte géopolitique du terrorisme en Afrique grâce à l’intervention du grand reporter spécialiste de l’Afrique, Vincent Hugeux, les élèves du lycée Alfred Kastler ont conçu leur propre enlèvement, à partir de leurs connaissances de la composition et du contexte du tableau de Nicolas Poussin, l’Enlèvement des Sabines. Du jeu chorégraphique dans la cour du lycée où les élèves se sont prêtés à leur propre enlèvement, appareil photo à la main, au choix très discuté de la composition de leur œuvre collective, d’un format identique à la toile de Nicolas Poussin (160 x 210 cm), les élèves ont associé leurs idées et leurs efforts pour créer une toile colorée qui commémore l’enlèvement de Chibok et exprime leur refus du cycle de la violence.
Le samedi 21 mai 2016, pour la Nuit des musées, leur toile, leur enlèvement de Chibok, sera exposée au musée du Louvre, salle Daru, aile Denon, en contrepoint du gigantesque tableau les Sabines de David. Ainsi fera-t-elle sens, et permettra-t-elle peut-être de délier d’autres langues.